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La journée internationale de l'enfant africain (16 juin 2004) :

La kalachnikov ou la charrue...

il est temps de choisir !

Message du Président de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPC B) et de la Confédération Paysanne du Faso (CPF) à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’enfant africain.

 

Aujourd’hui 16 juin 2004, se déroule dans le monde entier une journée de manifestation consacrée à l’enfant. Sans revenir sur l’historique de cet évènement, qui constitue une date importante consacrée à la lutte pour l’égalité de l’espèce humaine, héritage laissé au monde par les enfants noirs sud africains en quête de l’égalité des chances et d’accès aux droits octroyés aux enfants blancs ( notamment l’accès à l’éducation ), l’UNPC B et la CPF se réjouissent, et se joignent à la consécration de ce moment car il renforce leur vision de l’épanouissement de l’homme qui est le but permanent de toutes les initiatives qui concourent aujourd’hui à ce que nous tous nous appelons développement durable.

En effet, cet objectif de développement se trouve aujourd’hui mis à mal car le fondement de la famille et de la société toute entière symbolisée et bâti sur l’enfant au lieu de perpétuer l’avenir, se trouve confrontée à des situations de guerres dont il est malheureusement et souvent utilisé comme acteur et l’instrument des viols, de pillage, des exécutions sommaires etc.

 

En tant que Président de l’UNPC B et de la CPF, ( des organisations issues des rangs de la société civile du Burkina, à l’avant-garde de la promotion de l’homme et de son développement ), je demeure convaincu qu’une kalachnikov et ses munitions, acquis à coût de millions et déversés dans les zones de guerre et incroyablement à la porté de millions d’enfants dans le monde, n’ont rien à voir avec ce que recherchent les parents et leurs enfants dans les terroirs de nos villages.

De quelles armes 
ces familles ont-elles besoin  ? 

D’une charrue et d’une paire de bœufs. Or, souvent,  ces familles doivent travailler plusieurs années pour atteindre cet objectif.

Aussi longtemps que l’UNPC B et la CPF lutteront contre l’exploitation des hommes, et plus particulièrement celle des enfants d’Afrique et d’ailleurs, elles se joindront aux acteurs de la société civile qui, chaque jour, travaillent à soustraire les enfants du monde, et particulièrement africains, à l’adversité de la vie et aux conflits pour leur développement harmonieux et leur plein épanouissement afin de les inscrire dans notre projet de développement de la vie. Pour nous producteurs, chaque fois qu’il y a la concorde et la paix, chaque fois que la communauté internationale s’investit pour arrêter les conflits dans une région, c’est la vie en plus et c’est la vie en mieux pour l’humanité.

Plutôt qu’une simple fête, je voudrais pour ma part, que cette journée soit vue par tous les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile, particulièrement les sociétés du monde riche et industrialisé, comme un moment opportun d’une véritable prise de conscience et d’une remise en cause profonde des comportements et des idées pour un véritable équilibre dans le changement et pour le développement.

Bonne journée.

Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), le 16 juin 2004
M. François Traoré
Président de l'UNPC B et de la CPF

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