FENOP-Info |
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10 au 12 octobre 2001, s'est tenue à Bobo-Dioulasso la 3° Assemblée
Générale de la FENOP.
Dans la salle de réunion, et aux alentours, on pouvait lire sur différentes banderoles : Pour une souveraineté alimentaire et une alimentation saine des populations oeuvrons ensemble pour une transformation qualitative de l’exploitation familiale paysanne ou encore : Exploitation Familiale Paysanne = Source de production des valeurs sociales positives de nos populations pour un développement durable. |
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Les coulisses de l’A.G. La FENOP couvre 43 provinces sur 45 A chaque Assemblée Générale de la FENOP, c’est l’occasion pour elle de mesurer le nombre de ses adhérents. C’est ainsi que lors des présentations, on a appris que la FENOP couvre aujourd’hui 43 provinces. Les deux provinces qui manquent à l’appel sont la Kompienga et la Komandjari. Profession : “ agriculteur retraité ” Une profession qui n’existe pas encore au Burkina : “ agriculteur retraité ”. En tout cas, s’est ainsi que c’est présenté M. Gérard Caillaud, représentant l’AFDI (Agriculteurs Français pour le Développement International), invité de marque à l’A.G. C’est vrai que pour percevoir une retraite d’agriculteur, il faut déjà avoir cotisé au sein d’une caisse, et ce n’est pas encore le cas au B.F. où les agriculteurs se battent d’abord pour survivre ! Merci Madame Ouoba Depuis quelques années maintenant la directrice du CESAO (Centre d’Etudes Sociales de l’Afrique de l’Ouest) ne rate pas les grands rendez-vous de notre fédération. En octobre 1999, elle était à Moundasso (Dédougou). En 2001, elle est donc avec nous à Bobo. C’est avec juste raison que le coordinateur de la FENOP lui a rendu un vibrant hommage, et toute l’assemblée d’ailleurs. Merci Madame Ouoba pour votre disponibilité, et surtout pour la qualité de votre direction des débats. Plus de deux heures sous l’arbre à palabre. La journée du 10 octobre a été essentiellement marquée par trois communications : sur la décentralisation, sur la politique nationale agricole et sur le plan national de lutte contre la désertification. Les débats ont été interrompu vers 18 h pour permettre aux fidèles chrétiens d’accomplir leurs obligations religieuses. C’est ainsi que la présidente de séance a invité l’assemblée à se retrouver dans la cour pour continuer les débats. Beaucoup ont cru que ce serait une affaire de 30 minutes, puisqu’il ne restait que trois questions. Finalement, c’est vers 21 heures qu’on a suspendu les travaux. C’est dire que les thèmes répondaient aux préoccupations des paysans. L’A.G du Houet n’est pas comme les autres ! Pour la réussite de cette A.G. des ateliers de réflexions ont été organisés sur le plan National, Régional et Provincial. Les O.P. membres de la FENOP ont décidé de prendre en charge les frais de transports aller-retour et de verser une contribution en espèces ou en nature. Les O.P. ont tenu leurs engagements. Les résultats sont clairs. Voici le témoignage du délégué de la Tapoa : « Je réside à Madaga. J’habite donc à 865 km de Bobo. Les frais de transport s’élèvent à 32 000 F. Vues les difficultés du voyage, mon organisation a décidé de contribuer en espèces. ». Le nombre des O.P. membres représentées s’élève à 212, sur 250 attendus. Les contributions en espèces s’élèvent à 900 000 F. Les dons en nature : 160 kg d’oranges, 120 kg de mandarines, une tonne de bananes, un taureau, 5 moutons, 5 pintades, 100 kg de riz. Les cotisations annuelles versées à cette occasion atteignent
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| Que
choisir ?
En début de matinée, ce jeudi 11 octobre, les travaux ont repris avec les amendements du projet des statuts (Loi 14/99/ du 15 avril). La veille, après avoir parcouru le projet des statuts, l’assemblé avait chargé un comité de préparer des propositions d’amendements. Celui-ci a proposer de supprimer l’article 30, et d’ajouter un article pour permettre la nomination d’un président d’honneur. Les articles 9 et 26, et bien d’autres, ont connu des amendements. Ensuite, le président a demandé au consultant, M. Nkiko, qui accompagne la FENOP de présenter les intérêts et les inconvénients de chaque option : à savoir être reconnu par la loi 10 ou par la loi 14. Le consultant a fait comprendre que la loi 10 donne plus de possibilités et de liberté à la FENOP que la loi 14. Cette dernière serait une prison ! Il a ajouté que les O.P. membres, quant à elles, peuvent rester sous la loi 14, pour d’autres raisons. Le président, M. Diallo, a repris cela sous une forme imagée : nous avons à choisir entre deux amis : le margouillat (la loi 10) et le caîman (la loi 14) ! Toute la journée, cette question est restée en suspens. Pour finir, les membres de l’A.G. ne pouvant se déterminer ont demandé au nouveau Conseil d’Administration de continuer à examiner cette question et de trancher en faveur des intérêts de la FENOP. H. Enoch Sandwidi (Boulsa) |
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Dagano
Joseph Après
trois jours de tractations et de conciliabules, le conseil d’administration
composé des délégués des provinces et des filières a pu mettre en
place le nouveau bureau exécutif. Le président de la FENOP est
désormais Dagano Joseph, précédemment secrétaire général. C’est
un agriculteur de la Sissili. Il s’est illustré dans le dossier
intrant au profit de certaines provinces. Il est également très
actif dans la filière oléagineux (sésame). |
De gauche à droite : M. Gansonré Sanoussa M. Zakariaou Diallo M. Ouédraogo Paul
Pendant toute la durée de l'A.G. le C.E.S.A.O. et le SEDELAN proposaient toutes sortes de documents aux participants. |
C’est quoi l’agriculture paysanne La manière de cultiver nos champs depuis la nuit des temps par nos ancêtres peut être appelée « agriculture paysanne ». L’objectif principal de cette agriculture, qui utilise la daba ou la charrue à traction animale, est de nourrir la famille qui constitue la cellule primaire de la société. Le mobile d’un paysan, à la tombée de la pluie hivernale, n’est pas de gagner de l’argent, mais d’abord de nourrir sa famille. L’agriculture paysanne est une des activités de l’exploitation familiale, avec l’élevage, l’artisanat… au sein de la famille. C’est pourquoi nous associons volontiers l’agriculture paysanne et l’exploitation familiale en opposition à l’agriculture industrielle, comme celle de la SOSUCO et autre Flex Faso. Quand les autorités parlent de moderniser l’agriculture nous devons être attentifs pour ne pas confondre modernisation et agriculture industrielle. Car l’agriculture paysanne peut très bien être modernisée avec les intrants et l’équipement approprié, compte tenu de la nature de nos sols et de la pluviométrie. Par exemple, les rendements à la vallée du Kou atteignent 4 à 5 tonnes de riz à l’hectare (voire 6 !). Or il s’agit bien d’exploitation familiale. C’est cette forme d’agriculture qui est pratiquée par plus de 80 % de la population agricole du B.F. Une politique agricole qui n’est pas bâtie autour de l’exploitation familiale, et de l’agriculture paysanne est une erreur à ne pas commettre. Paul Ouédraogo |
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Extrait du rapport d’activités de la FENOP : Le point sur la Communication Dans la présentation du rapport, il ressortait que la FENOP a publié 1 800 bulletins « Fenop-Info » en quatre langue : français, moore, jula et fulfuldé. Mais le circuit de distribution actuel est peu efficace. Le bulletin est peu accessible au niveau départemental. Pour la communication, la FENOP a encore formé 10 animateurs des conseils régionaux à la technique des interviews et des échanges en milieu rural. 7 à 8 radios ont été contactés pour la production d’émissions au profit de la FENOP (sur des thèmes choisis selon les besoins des O.P.). Il s’agit des radios locales suivantes : Radio Mugnu (Banfora) CR 1 H. Enoch Sandwidi (Boulsa) |
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Théâtre : Quand les paysans se regardent en face. L’Atelier Théâtre Burkinabè (A.T.B.) a fait une très bonne prestation ce mercredi 10 octobre à l’ouverture de l’Assemblée Générale Ordinaire de la FENOP au Centre Abel Sanon de Bobo. La pièce du théâtre forum était intitulée: « La puissance du paysan. » Une pièce que tous les producteurs présents étaient impatients de découvrir. Après les explications du chef de groupe sur ce qu’est un théâtre forum, Les acteurs sont entrés ensuite sur scène par un ballet en dansant. Puis ce fut le théâtre forum qui débuta. La pièce traitait de la vie quotidienne des paysans. Les difficultés qu’ils rencontrent avec l’administration, l’écoulement de leurs produits, l’intégration sous-régionale (U.E.MO.A.), la mondialisation. La pièce a montré la non implication des paysans dans la prise de certaines décisions prises par l’Etat avec les différents partenaires. Ce fut l’échec de la culture du sésame. Au regard de tout cela, les producteurs dans la salle, se sont retrouvés dans la pièce présentée. Car l’Etat prend des décisions de lois sans leur consentement et sans les consulter. Alors qu’il faut une approche qui permette une bonne compréhension des programmes qui leurs sont soumis et de la vie politique. Certains spectateurs ont été sollicités pour jouer le rôle de certains acteurs selon ce qu’ils auraient souhaité voir. Cela a permis de ressortir que certains actes, surtout de l’administration sont erronés et ne sont pas dans le sens du développement du pays. Tel le Directeur du développement de l’économie, le député de l’opposition qui dit de chauffer le pays, la femme du président du groupement qui est matérialiste dans la scène. La pièce a montré également que l’exode vers d’autres pays n’était pas la meilleure solution. Ce fut un très bon moment de détente mais aussi de réflexion sur nos comportements quotidiens qui ne sont pas toujours bons. Abdoul Karim Raoua (Ouahigouya) Retour à la page le Burkina de A à Z |
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