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Conte gouin par Mme Justine Fayama

5. Une mère et ses enfants

En ce temps-là, une femme avait cinq enfants dont l’un était sot et paresseux ; les quatre autres étaient courageux et aidaient leurs parents : un cultivateur, un éleveur, un commerçant et un pêcheur. Le paresseux avait son terrain de jeu à côté d’un arbre, appelé arbre des génies. Il y passait tout son temps à jouer.

Un jour d’hivernage, la mère, en revenant d’avoir ramasser des noix de karité sous la pluie, voit un génie : elle croit que c’est un enfant égaré sous la pluie. Prise de pitié, elle le prend, l’amène chez elle, allume le feu et le met tout près pour le réchauffer. Alors qu’il commence à se réchauffer, le petit génie dit : « Quand je serai sec, je tire sur toi. »

La femme, toute tremblante, demande : « Que dis-tu ? »

« Une fois sec, je tire sur toi. » La femme ne sait pas quoi faire. Un de ses fils arrive et elle lui dit : « Viens écouter ce que dit ce petit. »

« Maman, d’où viens-tu avec lui ? »

« Je l’ai pris en cours de route. »

« Que dis-tu ? », demande le jeune homme au génie.

« Une fois sec, je tire sur elle ! »

« Laisse-la et je te donnerai la moitié de tous mes biens. » Le fils le supplie en vain quand arrive le second fils ; informé, ce dernier part faire sa proposition.

« Je te donne la moitié de mes bêtes si tu laisses ma mère. »

« Je n’en veux pas. »

Arrive le commerçant qui échoue à son tour, puis le pêcheur, et enfin le sot, le paresseux, le joueur, qui arrive et demande à manger. Tout le monde, ses frères et sa mère, tous l’insultent en lui montrant le petit génie. Il leur dit : « Çà, ce n’est rien, donnez-moi seulement à manger. La mère est obligée de lui donner de la nourriture.

Une fois son ventre rassasié, il dit au petit génie : « Hé toi là, que dis-tu ? »

« Une fois sec, je tire sur elle! »

Le jeune sot répond : « Ce n’est pas un problème. Viens jouer avec moi. Tu sècheras plus vite et ton corps sera en bon état de tirer, tes muscles seront détendus. » Le génie accepte sa proposition.

Ils jouent, ils courent partout. Notre paresseux interrompt soudain le jeu et dit : « Efface de mon terrain les traces de tes pieds. Tout le monde sait qu’il est difficile d’effacer tes traces, fais-le toi-même. » Le petit génie se met au travail, mais d’autres traces se font chaque fois qu’il se déplace. Le petit génie, n’en pouvant plus, est obligé de fuir. Il entre dans l’arbre iroco qui est à côté du terrain du paresseux. Notre sot paresseux lui lance des cailloux et atteint l’arbre. A cet endroit l’écorce est enlevée.

La maman est sauvée. Nous constatons que l’arbre iroco perd une partie de son écorce une fois qu’il a grandi. Voilà pourquoi on l’appelle l’arbre à génies. Voilà aussi pourquoi une mère aime son enfant vaurien plus que les autres. On dit aussi qu’il n’y pas de sot métier.

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